3. Les premières tentatives de déchiffrement

La découverte de la Pierre de Rosette en 1799 déclencha une compétition intellectuelle à travers l'Europe pour être le premier à traduire l'écriture égyptienne antique. Pendant plus de deux décennies, certains des esprits les plus brillants de l'époque se confrontèrent au mystère des hiéroglyphes. Bien que la percée définitive arriverait plus tard, ces premiers efforts jetèrent des bases importantes et créèrent des techniques qui s'avérèrent extrêmement utiles pour le déchiffrement final.
Le polymathe anglais Thomas Young, connu pour ses travaux en physique, physiologie et linguistique, fut l'un des premiers contributeurs majeurs. Young se distingua de nombreux de ses collègues par son approche scientifique et rigoureuse de la Pierre de Rosette. Son travail sérieux sur la pierre commença vers 1814 et, au cours des années suivantes, il fit plusieurs découvertes et observations significatives.
Sa contribution la plus importante fut sa réalisation précise que l'écriture hiéroglyphique comprenait à la fois des composants idéographiques et phonétiques. Cette réalisation était fondamentale car elle remettait en cause la croyance populaire selon laquelle les hiéroglyphes n'avaient qu'une signification symbolique. Young comprit que certains hiéroglyphes représentaient des mots ou des idées entiers, tandis que d'autres, comme des lettres dans un alphabet, reflétaient des sons.
Young identifia également les noms de Ptolémée et de Cléopâtre dans le texte hiéroglyphique. En comparant le texte grec avec les hiéroglyphes, il devina que les cartouches – ces ovales entourant certains groupes de signes – contenaient des noms royaux. Ce fut une avancée majeure, car elle offrit certaines des premières correspondances claires entre des hiéroglyphes spécifiques et leurs significations.
Malgré ces développements significatifs, Young ne parvint pas à comprendre complètement le système hiéroglyphique. Néanmoins, son travail établit une base vitale pour les projets suivants. Les résultats de Young, publiés dans l'Encyclopaedia Britannica en 1819, furent largement accessibles aux autres chercheurs travaillant sur le problème.
Un autre contributeur précoce majeur fut le diplomate et académicien suédois Johan David Åkerblad. Åkerblad se concentra sur le texte médian de la Pierre de Rosette, l'écriture démotique. Dans ce domaine, il fit de grands progrès, identifiant avec précision plusieurs mots démotiques et leurs équivalents hiéroglyphiques. Bien qu'il n'ait pas achevé le déchiffrement, les écrits d'Åkerblad offrirent une analyse perspicace des structures des scripts démotique et hiéroglyphique.
L'érudit français Silvestre de Sacy apporta également des contributions importantes durant cette période. Il nota avec précision les endroits du texte grec où apparaissaient les noms royaux et trouva leurs équivalents dans le script démotique. Ce travail contribua grandement
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